France suspends adoptions from Central African Republic

Over the last years, the Central African Republic became the biggest source of foreign adoptions for France.

Source: http://lci.tf1.fr

Le quai d’Orsay a pris vendredi un arrêté suspendant les procédures d’adoption des enfants centrafricains. Motif : la situation actuelle sur place ne permet de garantir suffisamment qu’il en va „de l’intérêt supérieur de l’enfant“.

43 adoptions en 2012, 66 en 2013… La Centrafrique est devenue ces dernières années le premier pays d’adoption pour la France sur le continent africain. Vendredi, le ministère des affaires étrangères a décidé de mettre un coup d’arrêt immédiat à ces adoptions. „Les procédures d’adoption internationale par toute personne résidant en France ou ressortissant français résidant à l’étranger concernant des enfants de nationalité centrafricaine résidant en République centrafricaine sont suspendues jusqu’à nouvel ordre“, indique l’arrêté.

Interrogé par MYTF1News, le quai d’Orsay explique que cette décision a été prise en raison „du climat qui a changé sur place“. „La RCA connaît une crise sans précédent. Les conditions politiques, administratives et sécuritaires ne permettent plus de garantir le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant et de la famille adoptante“, précise le ministère. En clair, les autorités craignent de ne pas pouvoir s’assurer de toutes les garanties quant à l’origine et à l’adoptabilité des enfants, dont beaucoup sont actuellement déplacés et séparés momentanément de leurs parents. Si la mesure est immédiate, elle reste provisoire, précise le ministère, le temps que la situation se stabilise dans ce pays.

Les procédures en cours sont maintenues

Le quai d’Orsay précise que cette suspension des adoptions s’applique „à compter de l’entrée en vigueur de l’arrêté“. „Toutes les procédures déjà entamées restent valides et nos services et ceux de notre ambassade à Banguy seront là pour épauler les parents en train d’adopter“, précise-t-on à MYTF1News.

L’Onu a averti jeudi que toutes les conditions étaient réunies pour un génocide en Centrafrique et appelé à une stabilisation politique à Bangui, secoué par des tueries à répétition, où le Parlement élira lundi un nouveau président.